Qu'est ce que je fais ds cette societe hetero-centree ?
Dimanche soir, en attendant mon train qui avait 30 minutes, j'ai ete le temoin d'une conversation entre deux ex-colyceens qui se retrouvaient et se donnaient des nouvelles de connaissances communes. Evidement certains sont maries ou avec meme des enfants, d'autres sont celibataires, les derniers aspirent a trouver l'ame soeur.
Tout ca pour dire que je n'avais pas realise clairement jusqu'a il y a peu que l'on vivait dans une societe si hetero-centree.
Quand on est jeune, il n'y a que peu de differences. On doit juste decomposer le discours ambiant (ce qui n'est deja pas une chose si facile a faire). Apres les etudes, les differences apparaissent vraiment. Les futurs ex-etudiants rencontrent une belle dulcinee et se marient avec et nous on reste avec nos considerations d'etudiant a sortir et faire la fete. On peut chercher le travail ideal mais la preoccupation majeure de fonder une famille nous est epargne (je serai tente de dire meme heureusement !)
Peut etre que je le regretterai par la suite mais j'ai du mal a l'imaginer.
une autre question que je me pose est de savoir quels aurait ete mes choix si j'avais ete hetero ! Je ne pourrais a priori jamais repondre a cette interrogation pourtant elle me taraude !
On peut egalement chercher a former un couple mais je pense qu'on passe tous par une pahse "prince charmant" ou l'homme qu'on souhaite doit etre parfait (attention a ne pas trop l'idealiser cependant) et finalement on s'apercoit plus ou moins vite que cette recherche n'est qu'un leur et cette prise de conscience se fait avec plus ou moins de de dommages.
Le constat est amer mais seul nous sommes et seul nous resterons et le reste n'est la que pour nous leurer et nous rassurer.
Cependant on peut tout a fait constuire des amities, partager des passions ou des envies.
Des fois (meme souvent) j'en ai marre d'etre en tel decalage avec tout le monde !
19/09/06 - 14:44
moi, ce qui me fout les boules, c'est que nos anciennes connaissances sont encore si hétéro-normées qu'elles n'imaginent même pas la possibilité qu'on soit homo, sans pouvoir désirer avoir des enfants ni se marier, etc.
demis